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vendredi 21 août 2020

Histoire de petits points : la suite

Je me suis dit que je ne vous avais jamais raconté l'histoire de mes petits points... ou comment on passe d'une photo à un dessin.

Tout commence par un coup de cœur pour une belle photo, en l'occurrence celle d'un torero dans la nature en train d'entraîner son cheval avec une vachette. Une rapide mise au carreau et je dessine les contours sur mon papier aquarelle Lanaquarelle au crayon, en différenciant les zones selon les différentes tonalités. J'ai plusieurs photos sur le sujet pour étudier le sujet, les valeurs...

Seconde étape : avec mon Micron 003, je cerne le sujet et je commence à faire les points, plus ou moins serrés selon la valeur souhaitée. Pour le moment, je ne fais pas les valeurs les plus sombres, que je garde pour la fin.

Troisième étape : plusieurs heures de petits points au Micron 003, puis finition des parties les plus sombres avec le Micron 005 (mais toujours au petits points). Je suis une puriste : pas d'aplats au feutre pour moi ; rien que du point. De cette façon, on obtient une sorte de relief, surtout avec le papier aquarelle...

Ensuite, même processus pour notre vachette. Et pour finir, on ajuste les niveaux de valeurs. Il faut y aller doucement, vu qu'on ne peut pas revenir en arrière 😟!

Et voilà le résultat après une quinzaine d'heures de travail :

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !

lundi 17 août 2020

Petits points : le retour du dessin dans Les Arts d'Alexe

Me revoilà ! Si je vous ai fait faux bond depuis si longtemps, c'est qu'il s'est passé bien des choses, certaines plus compliquées que d'autres, et que je n'avais pas trop l'esprit à écrire ou même à dessiner. Sans compter quelques problèmes de santé qui ne m'ont pas facilité l'existence... Ah oui, je me suis aussi un peu dispersée sur les réseaux sociaux pro et perso, en plus d'une reprise tardive d'études dont je vous reparlerai peut-être plus tard 😉. Ceci étant, on ne dit jamais grand chose sur Instagram, Twitter ou Pinterest, pas vrai ? Un peu frustrant, même si j'aime bien le côté rapide et la possibilité d'échanger qui les caractérisent ! 

Bref, je me suis dit que j'allais vous faire un petit coucou et vous présenter mes dernières œuvres. Parce que, grosse surprise, j'ai profité du confinement dû au coronavirus pour me me remettre au dessin, et pas n'importe lequel : j'ai renoué avec mes anciennes amours, les points à l'encre de Chine. Entre nous, j'ai aussi repris l'aquarelle, au grand plaisir de Fifille, mais ce n'est pas si facile de retrouver mes marques avec l'eau. Tout un coup de main à reprendre...

Donc, pendant que j'y étais, j'ai aussi repris une ancienne série commencée il y a bien longtemps sur le thème de la corrida (voir ci-dessous le premier dessin). Et - pour répondre aux objections de Fifille que je vois arriver avec ses grands sabots sur la maltraitance de ces pôv' taureaux - ici, on ne tue aucune bête, ni la vachette, ni le cheval, ni même le torero. Alors, juste pour le plaisir, on profite simplement du ballet offert par les 3 protagonistes :

 




Les photos laissent malheureusement à désirer. Etranges, ces halos bleutés ! Promis, si j'arrive à les arranger, je les reposterai avec le dernier dessin qui est en cours. Comme j'avais un peu mal aux doigts à force de faire des petits points pendant des heures, je fais une pause de quelques jours. Sans compter que j'ai une étude de cas en cours... Mais il me reste une belle photo à illustrer, alors comptez sur moi !

Donc, pour le côté technique, encre de Chine sur papier aquarelle Lanaquarelle 300 grammes 26x36cm. Micron 003 et 005. Si je continue sur ma lancée, je tenterai de faire une expo et - pourquoi pas ? - de vendre. 

J'espère que cette fois, je me tiendrai à ce blog pour partager mes coups de coeur artistiques et mes nouveaux travaux... Alors, pour reprendre de bonnes habitudes, je vous dis...

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !

lundi 27 juillet 2015

Bioparc de Valence (Espagne) : si près des bêtes sauvages

Le zoo de Valence est un régal pour les amateurs d'animaux sauvages en quasi-liberté. Il fait partie des 10 plus beaux zoo du monde et franchement, je suis sûre que c'est mérité.
Le Bioparc de Valence, on s'y croirait ! - Photo Les Arts d'Alexe
Je m'y suis rendu pour la seconde fois avec Cher et Tendre et ai bien l'intention d'y retourner en septembre. L'avantage de ce genre d'endroit, c'est que les sujets changent à chaque fois. Un plaisir pour le photographe ! Pour cet article, j'ai choisi quelques-uns des gros plans que j'ai faits au cours de ma dernière balade. Poils, plumes ou écailles, faites votre choix ! Pas besoin de longs commentaires...

Pas de sac pour ce coco... - Photo Les Arts d'Alexe

Couronne d'épines ? - Photo Les Arts d'Alexe

Regard à la Marlène Dietrich - Photo Les Arts d'Alexe

Il me fait penser à un homme politique... mais ce serait insultant ! - Photo Les Arts d'Alexe

Gros chat endormi - Photo Les Arts d'Alexe

Aussi immobile qu'une peluche - Photo Les Arts d'Alexe

De si jolis yeux bleus - Photo Les Arts d'Alexe

Masque africain - Photo Les Arts d'Alexe

Noir et blanc - Photo Les Arts d'Alexe

Il a des poils aux oreilles - Photo Les Arts d'Alexe

Quand le chat d'or - Photo Les Arts d'Alexe
La prochaine fois, vous aurez droit à un reportage animalier sur les suricates ! D'ici là, j'espère que vous m'aurez pardonné mes légendes ridicules...

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !

vendredi 4 juillet 2014

Une boite de 120 crayons de couleurs Faber-Castell pour faire rêver...

Si je n'ai pas pris le temps d'écrire des messages ces derniers temps, j'avais de bonnes excuses : d'abord, j'ai lu plein de bouquins passionnants ; ensuite je me suis pas mal promenée (il faudra que que je vous parle de mon escapade napolitaine un de ces jours) et enfin, je n'ai pas pu m'empêcher de dessiner. Parce que figurez-vous que j'ai reçu pour mon anniversaire la boîte de crayons de couleurs de mes rêves. Une merveille ! 120 crayons Polychromos Faber Castell de toutes les couleurs dans un somptueux écrin en bois et métal. Tellement belle que j'osais à peine y toucher. 

Et puis voilà, je me suis lancée. Une petite copie d'un peintre anglais du 19ème siècle, cette période romantique qui a connu les Pré-Rafaélites et l'Arts & Craft, le romantisme victorien. Vous trouverez une photo de l'original ici. En attendant, voici le résultat de mon travail.


Ca donne envie de continuer...
En attendant,

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !

mercredi 18 janvier 2012

Portrait, l'attrait d'une belle gueule

Cher et Tendre vous le dira volontiers : la physionomie et moi, ça fait le plus souvent deux. Le côté positif de la chose, c'est que vous pouvez prendre 10 kilos sans même que je m'en rende compte :o) ! Le souci associé, c'est que je peux passer à côté de quelqu'un que j'ai déjà rencontré plusieurs fois sans le reconnaître... ce qui me cause parfois quelques petits problèmes. Je suis capable de reconnaître une voix sans aucun doute mais un visage, c'est une autre paire de manches. Le petit jeu qui amuse beaucoup Fifille et son père, c'est de me demander de reconnaître tel ou tel acteur à la télévision (vu dans une vieille série ou dans un film à succès). Ils sont presque certains de gagner... et ça m'énerve !

Bon, tout ça pour vous dire que le portrait n'est pas forcément mon domaine de prédilection artistique, du moins lorsqu'il s'agit de le réaliser. J'admire ceux des grands artistes (particulièrement d'Ingres ou de Sargent, mais aussi ceux de Rembrandt ou de Renoir et de bien d'autres) ; cependant je suis assez inepte dans le domaine. Sauf pour les "gueules". J'adore dessiner les personnages vraiment "animés d'une âme" comme on dit. C'est pour cela que je me suis délectée sur certains sujets, d'après photo, et avec plus ou moins de succès. Vous trouverez ci-dessous quelques uns de ces visages à forte personnalité, réalisés avec des techniques différentes, qui datent tous de plusieurs années.

Le marin breton aux traits burinés par la mer (technique du point à l'encre), dont je suis assez fière, dessiné pendant mes congés dans le Finistère en 2008 : 

Breiz Atao - Encre Les Arts d'Alexe

L'Indien au turban et aux yeux sombres, une de mes premières aquarelles, sur un magnifique papier légèrement gaufré (qui donnait des résultats inattendus mais vraiment intéressants) que je n'ai jamais réussi à retrouver :

Le turban rouge - Aquarelle Les Arts d'Alexe

Toujours l'Inde, mais avec une femme aux cheveux défaits et aux yeux baissés (beaucoup d'expressivité dans ce regard qu'on ne voit pas), dessinée maladroitement elle aussi pendant mes premières années de tentatives artistiques, à la sanguine cette fois. Un joli souvenir :

Femme - Sanguine Les Arts d'Alexe

Et enfin, cet étrange portrait d'un nomade du désert fait de plis de tissus, où seuls les yeux sombres vous interpellent :

Homme du désert - Encre Les Arts d'Alexe

Pour d'autres exemples de portraits réalisés selon la technique du point à l'encre, je vous conseille d'aller faire un tour dans la rubrique Mes dessin de ce blog...

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !

mercredi 14 septembre 2011

Flamenco et robes andalouses, Olé !


Danseuse de flamenco
Encre Les Arts d'Alexe
Avec les vacances et tout ça, je vous ai beaucoup parlé cuisine, visites, voire expo et bonnes adresses, mais ça fait un moment que je n'ai pas posté de message avec mes dessins. Alors réparons cet insoutenable erreur avec non pas un mais deux de mes encres au point. En parlant de point, celui qui est commun aux deux est le thème : le flamenco et surtout les robes extraordinaires que portent ses danseuses.
 
Inutile de m'étendre sur ce sujet : vous aurez forcément remarqué qu'avec la Bretagne, l'Espagne est un pays cher à mon coeur. J'en apprécie les traditions, la culture et la cuisine tout autant que la vie nocturne et les gens que j'y ai rencontrés. Pendant mes séjours en Andalousie, j'ai toujours essayé de voir une corrida et un spectacle de flamenco. A ce propos, je ne saurais que vous conseiller le Musée du flamenco de Séville, qui présente toute son histoire de façon très moderne et intéressante et qui propose également des spectacles de très grande qualité à certaines dates en soirée, avec des artistes de renom.
Danseuse de flamenco
Encre Les Arts d'Alexe
Le flamenco, c'est à la fois un genre musical et une danse issus du folklore populaire andalous, avec une forte influence arabe et gitane, voire juive. Les chants sont généralement accompagnés par la guitare et par des claquements de mains, de pieds et de castagnettes. C'est une danse très sensuelle, parfois vulgaire mais toujours très puissante. Il existe de nombreuses formes de chant et de danses flamenco avec des structures rythmiques et harmoniques différentes, qui expriment des émotions variées. Le regard des danseurs est fondamental. C'est ce que j'ai essayé de rendre dans mes dessins, en même temps que la somptuosité des robes et la typicité et la rapidité des mouvements (remarquez les ombres à l'arrière de mes danseuses).

Spanish Dancer, John Singer Sargent, 1880-1881

Spanish dancer
John Singer Sargent
Aujourd'hui à Séville, pendant la feria, les gens portent des costumes sévillans très proches des costumes de flamenco. On est loin de ceux peints par John S. Sargent au XIXème siècle, beaucoup plus sobres... Des froufrous, des mètres de tissus splendides, des prix faramineux (eh oui, le rêve a un coût !) pour un résultat superbe. La feria de Séville, c'est un véritable cliché de l'Espagne carte postale... Mais ça n'empêche pas le plaisir, loin de là ! Passez donc à l'occasion faire une tour au rayon dédié du Corte Inglès et vous retrouverez une âme d'enfant ébloui : Fifille a passé plus d'une heure à essayer des robes de rêve et à se faire prendre en photo...





  
A très bientôt sur Les Arts d'Alexe ! 

lundi 2 mai 2011

Ils ont des chapeaux ronds, vivent les...

...Bigoudènes qui les accompagnent.

Ca fait un moment que je ne vous ai posté une vraie oeuvre. Alors aujourd'hui, sans lésiner je vais vous en mettre deux ! Une Bigoudène à l'encre sépia et une autre Bigoudène réalisée à l'acrylique sur carton toilé. En fait, vous le savez ou vous ne le savez pas, la Bigoudène (cliquez, c'est vraiment super !) est le nom de la haute coiffe portée par les Bretonnes du Pays Bigouden, qui couvre un territoire très restreint constitué en gros par la Pointe de Penmarc'h jusqu'à Pont l'Abbé dans les terres. Une région sèche battue par les vents, à l'origine très pauvre, qui vit aujourd'hui de la pêche (avec les ports du Guilvinec et de Saint-Guénolé) et du tourisme (un peu trop, mais bon...).


Grand-mère bigoudène
Encre sépia Les Arts d'Alexe

Les Bigoudènes (par extension, les femmes qui portent cette coiffe) se font aujourd'hui bien rares et il n'y a plus que dans les pubs à la télé qu'on en voit régulièrement. Tipiak fait d'ailleurs son beurre sur ce qui devient de plus en plus rare : la mémé à coiffe. A Penmarc'h, les vieilles dames qui se promènent en costume traditionnel ne sont plus légion. Quand j'étais petite, c'était pourtant la norme et - croyez-moi ! - je ne suis pas si canonique que ça ;o) Dans mon coin de Bretagne, la tradition était bien vivante, les personnes ne parlant que le breton n'étaient pas si rares et l'image d'Epinal de la Bigoudène à vélo était tout ce qu'il y a de plus réelle.

Alors voici quelques vestiges de cette tradition qui se perd : la grand-mère qui fait du picot (aussi appelée "dentelle d'Irlande", un travail au crochet tout à fait magnifique qui, lui aussi, est en train de disparaître de la région, faute de petites mains patientes). J'ai traité ce dessin de plusieurs façons différentes, au crayon noir, à l'encre et aquarelle et finalement, celui que je préfère, à l'encre sépia, juste en lignes, presque inachevé...


Bigoudène à vélo d'après B. Morinay
Acrylique Les Arts d'Alexe

La seconde Bigoudène que je vous présente aujourd'hui est une copie réinterprétée d'une toile de Morinay, peintre breton dont je vous ai déjà parlé ici. Les couleurs sont plus franches que l'original et mon tableau comporte des reliefs (ce qu'on ne voit pas vraiment sur cette photo, je vous l'accorde). Je me suis vraiment amusée avec le couteau que je venais d'acquérir pour l'occasion !

Superbigou T2
Je ne peux pas terminer ce message sans vous parler des Bigoudènes qui ont remporté un grand succès (dommage que les vraies aient toutes dépassé allègrement les 80 ans et ne soient pas capables d'en profiter):

- la star de la BD bretonne, j'ai nommé Superbigou, de Pierre Stefan, qui vous emmène dans des aventures délirantes sur trois albums moitié breton moitié français parus dans les années 80 ;


Mam_Goudig
Mam'Bigou

- et surtout celles que vous connaissez tous, qu'on voit partout en Bretagne (même en dehors du pays Bigouden), la fameuse Mam'Goudig, de Jean-Paul David, que l'on trouve à toutes les sauces, de la plus innocente à la plus trash...

Et enfin, comme il est indéniable que moins il reste de vraies bigoudènes, et plus elles deviennent l'image de marque de la Bretagne toute entière, une petite sélections d'images trouvées sur internet...

Vous pensiez que toutes les Bigoudènes étaient grosses et moches ? Vous vous mettiez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude : la preuve par l'image avec les Bigoud'up de Thierry Fagot:

                                                             Bigoud_up_04Bigoud_up_03

Bigoud_up_01
Bigoud'up !
 

Et que dire de cette réinterprétation du costume par Gauthier ? Ah, la tradition...

La Bigoudène de JP Gauthier en 2006
Cette fois, je me suis lâchée sur les photos, mais ça valait le coup : plutôt sexy, tout ça, non ?

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !


 

vendredi 22 avril 2011

Corrida à cheval, la beauté du geste


Je ne vous cacherai pas que cette fois, c'est la der' des der' : les anti-corrida peuvent même rester pour l'occasion : ce dessin-ci n'est pas une atteintes aux droits des grosses bêtes noires puisque c'est la grosse bête en question qui charge le malheureux torero sur son cheval et que lui (et le cheval non plus d'ailleurs) n'est pas armé. Bon d'accord, le taureau est plutôt dans le genre vachette mais il a de jolies cornes bien effilées et une sacré vitesse ! Le mouvement est magnifique, non ?


Rejoneador Diego Ventura - Encre Les Arts d'Alexe

La corrida à cheval, qu'on appelle aussi corrida de rejon (selon le nom des longues banderilles utilisées par le rejoneador lors de la corrida), est un véritable ballet. Les chevaux sont dressés pour faire des figures spectaculaires afin d'éviter le taureau qui charge. Il y a une vraie alchimie entre l'homme et sa monture. C'est magique.

Fichier:Andy Cartagena en 2008.jpg
Pablo Hermoso de Mendoza
Les rejoneadors proviennent essentiellement de familles d'éleveurs de taureaux issus de la noblesse espagnole. On trouve ainsi de vraies dynasties de matadors comme celle des Domecq. Quelques exceptions notables : Andy Cartagena, Diego Ventura (celui du dessin) et Pablo Hermoso de Mendoza, trois des plus spectaculaires rejoneadors de notre époque. Certaines femmes se sont aussi fait leur place dans ce monde particulièrement machiste, et parmi elles... une parisienne : Marie Sara (comme quoi, quand on veut, on peut !).




Fichier:Diego Ventura en Arles - Feria du Riz 2009.jpg
Diego Ventura
Pour les règles de la corrida équestre, je vous propose d'aller voir sur Wiki, qui est très bien documenté. Moi, ce qui m'intéresse, ce sont les chevaux. Ce sont des animaux de taille moyenne, afin de privilégier à la fois leur vitesse et leur adresse. La plupart sont de race lusitanienne (ou un croisement de celle-ci). Le torero possède une écurie assez fournie et utilise un cheval par tercio, dressé de façon différente pour faire des choses différentes. Le dressage est long et difficile. Les chevaux que l'on voit lors des corridas ont un minimum de 4 à 5 ans pour cette raison. Ce sont des animaux splendides, vifs et très courageux.

Et pour finir, un petit film qui montrera à tous comment se déroule un combat à cheval. Je vous laisse admirer l'adresse du cheval et la maîtrise du cavalier (Diego Ventura encore une fois, qui a remporté ici deux oreilles et la queue) :



A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !


vendredi 25 mars 2011

Alexe au pays de Sissi

Tiens, je me suis dit ce soir, et si je vous postais un nouveau petit dessin à l'encre ? Ca fait un moment (surtout pour ceux qui se sont refusé le plaisir de lire mes messages sur la corrida, avec les dessins qui allaient avec...) ! Alors j'ai trié la tonne de photos que j'ai faites de mes oeuvres pour les mettre sur ce blog et je me suis arrêtée sur ce charmant musicien. Après tout, on a déjà fait dans la cornemuse si vous vous souvenez bien, alors pourquoi pas l'accordéon ? Mais pas n'importe quel joueur, si vous permettez : pour la cornemuse, j'étais allée le chercher en Ecosse (via Luzarches...) alors, mon accordéoniste ne sera pas banal non plus : celui vient tout droit du pays de Sissi l'impératrice, l'Autriche.


Joueur d'accordéon en Autriche

Je vous ai déjà parlé de mes vacances en Allemagne dans ce message. Voyez, je vous avais réservé cette petite surprise pour aujourd'hui : nous avons AUSSI passé un été en Autriche, dans la magnifique région des lacs, sur le Wolfgangsee. Ah oui, il faut vous dire que dans cette partie de l'Autriche située près de Salzbourg, on mange du Mozart à toutes les sauces, du chocolat au verre à dent, en passant par le nom du lac, du village, du restaurant, voire du chien ! Ca n'empêche, amoureux ou pas de musique classique, c'est une région magique. Un endroit stupéfiant, où le temps semble s'être arrêté, où les prés sont d'un vert sorti tout droit d'un tube de couleur, où les habitants se promènent en costume traditionnel et où on boit du schnapps devant les kiosques à musique face au lac en écoutant les succès de l'opérette L'auberge du Cheval Blanc...




Quand je vous disais... surprenant ! Et voici une photo d'une soirée de danses et musiques traditionnelles (je crois que c'est une danse de bucherons) :

Danse traditionnelle autrichienne
Photo Les Arts d'Alexe

Les coutumes sont délicieuses et les gens véritablement accueillants. Nous avons passé trois semaines à nous promener dans des paysages qui faisaient penser à La Mélodie du Bonheur ou à Sissi. Un temps superbe, des villages adorables et fleuris, une région qui a su garder ses traditions et offrir un tourisme nature de grande qualité. Bref, je ne saurais vous dire mieux que d'y aller ! En plus, on trouve des locations estivales à des prix bien plus intéressants qu'en France, pour des appartements impeccables avec tout le confort (voire plus : vélos gratuits, boissons en libre service, livres et dvd à disposition, etc.). Il suffit de chercher sur internet. Les villages les plus charmants sont Saint-Wolfgang (quand je vous disais :o)...) Hallstadt, Strobl, et vous en trouverez plein d'autres si vous cherchez !



Lac de montagne dans la région de Salzbourg
Photo Les Arts d'Alexe

Evidemment, dans un pays de montagne comme celui-ci, les balades nature vont de soi. Alors, bâton de marche en main, nous avons fait des découvertes amusantes, déjeuné dans des auberges en pleins pâturages qui ressemblaient à des maisons de poupées (avec des toilettes un peu spéciales dont Fifille garde un souvenir émouvant !)...

Auberge de montagne - Nous avons choisi les plats au hasard...
et sommes tombés sur des desserts (!)... super-bons !
Photo Les Arts d'Alexe
 
... suivi des sentiers qui passaient à travers champs avec des rencontres originales (taureaux, vaches, moutons... et volailles en tous genres)...


Coq... autrichien - Photo Les Arts d'Alexe

... observé des truites grosses comme des baleines (au moins !... du moins si j'en crois mon sudiste de Cher et Tendre)... et pris de gros coups de soleil ! Mais ça valait la peine...

Chasse aux vaches avec Fifille - Photo Les Arts d'Alexe

En fait, vous raconter tout ça, ça me donne bien envie d'y retourner !

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !


jeudi 24 février 2011

Cornemuse et jeux d'hommes forts

Ah la cornemuse... autrement nommé "biniou" chez nous, en Bretagne (il fallait bien que je le place :o) !). Savez-vous qu'il en existe plus d'une centaine de types dans le monde ? Il s'agit d'un instrument très ancien, assez complexe, qu'on retrouve dès l'époque gréco-romaine. On en apprend des choses, sur Wikipédia, hein !

Certains peintres ont immortalisé cet instrument étonnant au cours des siècles. En voici deux exemples, traités à la façon flamande, le premier par Breughel et le second par Hendrik ter Brugghen :



















La cornemuse qui m'intéresse en l'occurrence est celle utilisée par nos amis écossais, et qu'on nomme également le Great Highland Bagpipe. A Luzarches (là où habite Madame Colette, ma maman), le Syndicat d'Initiative organise régulièrement en été les fameux Highland Games au cours desquels s'affrontent des messieurs en jupe plein de muscles. Il faut voir ça au moins une fois dans sa vie ! Pour ceux qui connaissent les jeux du Pays Basque, c'est dans le même esprit : tir à la corde, lancer de poids, etc. Le tout au son de la grande cornemuse écossaise.

La dernière fois que j'y suis allée, j'ai pris plein de photos dans l'idée de faire un petit dessin souvenir. Et j'ai repéré un type magnifique avec une belle barbe blanche que j'ai pris sous toutes les coutures (non, pas d'idées mal placées, s'il vous plaît : vous ne saurez pas ici si ces messieurs portent ou non quelque chose SOUS le kilt...). Voilà donc mon joueur de cornemuse à moi, toujours selon la technique des petits points à l'encre de Chine:

Joueur de cornemuse - Encre Les Arts d'Alexe
  
J'aurais pu vous montrer l'épreuve reine avec le lancer de tronc d'arbre, mais je me suis contentée des photos pour les épreuves. L'envoi de poids hyper-lourds, de marteaux ou de pierres était certes impressionnant mais n'aurait pas donné grand chose en dessin à mon avis ! Donc le joueur de cornemuse avec son superbe instrument et son costume traditionnel s'est en quelque sorte imposé comme une très bonne illustration de cet après-midi ensoleillé et plutôt dépaysant à quelques kilomètres de Paris.

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !

jeudi 17 février 2011

Lempicka... Tamara pas Lolita

Tout le monde connaît Lolita Lempicka, ou presque. Sauf que ce n'est pas d'elle que je vais vous parler :o) ! La Lempicka qui m'intéresse est une artiste du XXème siècle, un peintre que j'aime particulièrement, une femme dotée d'un sacré caractère et d'un énorme talent. Elle était polonaise et est célèbre pour ses portraits féminins et ses tableaux de style Art Déco. Moi, je dois avouer que je ne l'ai découverte que lors de l'exposition qui lui a été consacrée en 2006 au Musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt (d'ailleurs, c'est un musée super que je vous recommande !).
Ce que j'aime chez elle ? Les couleurs fortes utilisées avec parcimonie, la lumière, les lignes pures, l'élégance du trait et des modèles. Influencée à la fois par le cubisme et le quattrocento, elle a su se créer un style tout à fait personnel, reconnaissable immédiatement. Elle construisait les corps selon des formes géométriques qu'elle dégradait ton à ton. Le résultat est étonnamment gracieux et sensuel tant dans ses portraits que dans ses natures mortes. Vous trouverez les oeuvres que je préfère sur cette page ou celle-ci.
Si vous voulez juste une petite idée, voici deux tableaux que j'adore :

Alors bien sûr, comme j'aime, j'ai essayé de reproduire à ma façon. Mon premier essai s'est soldé par ceci (original à gauche, photo trop sombre par rapport au tableau; je pense qu'il a été restauré depuis).
   

Tamara de Lempicka - Huile sur toile
 
D'après T. de Lempicka - Acrylique Les Arts d'Alexe


 Et cette année, après bien des tergiversations, j'ai fini pour fifille ce tableau-là, dont je suis assez fière:
  

Tamara de Lempicka - Huile sur toile
 
D'après T. de Lempicka - Acrylique Les Arts d'Alexe

  




  
Tamara de Lempicka a eu une vie en accord avec son époque, celle du charleston, de Gatsby le Magnifique et des années folles. C'est à Paris, berceau des arts décoratifs, que la jeune fille de bonne famille, adulée pour sa beauté et son charme, découvre l'exotisme glamour et sexy de la capitale ainsi que la peinture. Mariée deux fois, mère d'une petite fille qui lui servira de modèle, elle sera inspirée essentiellement par les femmes dans sa peinture. Avec son second mariage, déjà riche et célèbre, elle s'installe à New-York où elle peint beaucoup de portraits. Après un passage mystique, elle travaille la nature morte de façon toujours aussi subtile et personnelle. Elle continuera à peindre jusque dans les années 1960. Elle décèdera au Mexique en 1980.

J'espère que nous aurons bientôt la chance de voir une nouvelle expo d'elle ! En attendant, je vous engage à regarder le site qui lui est dédié, même si les photos sont un peu sombres et que le site lui-même n'est pas achevé...

A très bientôt sur Les Arts d'Alexe !